Poème parfait/pa-refait

Misères et grandeurs de l’étudiant

On ne fait pas de master sans casser des rêves,
On ne fait pas d’études sans braquer une banque,
On ne fait pas de master sans un pneu qui crève,
On ne fait pas d’études sans gagner du temps – qui manque.

Loisirs, plaisirs, dormir, écrire, rien n’est à choisir,
Pleurer, se tromper, s’ennuyer, ignorer, tout est à profiter.

Du 9 au 45 m², on ne part pas avec les mêmes chances (de loyer),
Et du 0 au 20, on cherche tous l’exigence (numérotée).

Mais dans une salle, ignorants assis (tous ensemble réunis),
Nos oreilles et nos cerveaux se dressent, à l’affût
D’une phrase, d’une explication, d’un élément précis
Qui changera notre vision, nos connaissances mises à nues.

Entre soirées illuminées et réveils désespérés
L’étudiant trouve encore le moyen d’inventer
Excuses et exposés, séminaires et galères.

Voguons sur de nouvelles vagues
Vers des mirages prospères !
Loin des migraines insomniaques
Nous espérons un futur épanoui
Avec nos mots on joue les maniaques
Pour que notre avenir brille, éblouit.

On ne fait pas de master sans y croire un peu
On ne fait pas de création si on est trop sérieux (malheureux)
On ne fait pas d’études, si on en voit trop vite le bout (est pas un peu fou)
Réussira-t-on ce master, en vers et avec (contre) tout ?

 *

Mademoiselle Louve – « Ecrire au XXIe siècle » Décembre 2013

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