Vision à la bougie pétrochimique

De jour, elle est grise et triste. Ton sur ton qui file la nausée maritime. De nuit, elle est silencieuse, brumeuses de vagues sourdes et de cris à plumes blanches. La ville où je vis ne me fais pas rêver. Non.

Mais à 2 heures du matin, sur l’autoroute qui me conduit vers elle, elle se dévoile étrangère, transfigurée, tout droit sortie d’un univers fantastique de science-fiction.

Elle s’annonce d’abord, au loin derrière les falaises, le ciel noir est parsemé de nuages poussiéreux. Il flamboie, ocre et pourtant glacial. Pareil à la lueur d’une bougie vacillante, l’annonce d’un orage. Sa flamme est vivace, elle est pétro-chimique. La tour crache son feu aveuglant, qui s’inscrit dans la rétine, qui allume la nuit d’une alerte déstabilisante. Puis l’ensemble de l’usine est là. Des centaines d’ampoules parcourent les tuyaux, métropolis au faciès de plastique labyrinthique.

L’entrée de la ville clignote après des artères noires, y découvre une Atlantide haute technologique, froide, artificielle, hors du temps. Vision à l’air âpre et nauséeux. Hypnose odorante qui soulève les yeux et broie le ventre, sensation d’écœurement, d’un non-cauchemar. Jusqu’au péage de retour à la réalité. Le rêve a duré 5 minutes à 2 heures du matin.

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