Blanche comme Neige sur le sol.

C’est une angoisse qui monte, qui se monte en neige.

J’ai les phalanges glacées. Le nez gelé. Des flocons plein les yeux. Petites taches épileptiques devant mon regard. L’avalanche va s’abattre sur le corps, dans la poitrine. Ma spontanéité se frigorifie. Le monde brûle et les braises, dans mon cœur, deviennent bleues.

Un gris vaporeux sort du poumons des cautérisés. Certains noient le feu invincible et indicible de leurs pensées. À grandes goulées de brume triste et de pluie colorée, les plus grands brûlés pansent leurs plaies de bandages imbibées, à l’étouffée sous la pression des pavés qu’ils prennent dans les pieds, dans la face. Le verglas écorche leur bouche et leur langue acérés pour adhérer à la rue qui glisse. Et dans ce brouillard, ils tâtonnent et ça résonne au fond des cavernes, igloos de fortune, sous la cage thoracique, dans les narines abîmées, les sourires scotchés à la fatigue. Le froid a engourdi le temps qui passe et cisaille leur visage.

C’est une angoisse qui monte, qui se monte en neige. Le monde brûle et les braises, dans mon cœur, deviennent bleues.

caddie froid

 

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