Quand je vois les autres qui vivent, j’avoue que ça donne envie.

J’écris comme si j’allais mourir demain.

Je cris d’encre, comme si l’en-vie pouvait s’éteindre.

Dans l’urgence de tout vous dire.

Intensité.
Emotionnée.

J’écris pour coller ensemble tous les moments que je ne veux pas que vous effaciez.
Je ne veux rien omettre, rien n’oublier. Vous tatouer la mémoire, de mes déboires.

Parfois je me mets à pleurer, pour rien, pour évacuer. Évacuer une émotion qui ne m’appartient pas et que je vis par procuration. La cure d’à côté que je regarde sans trop de proportions dans le sentiment-aller. Le laisser voir, le laisser perce-voir. Qui transporte, sur vos paillassons timides. Je m’essuie à peine les pattes quand je les frôle. C’est mon ombre qui laisse son tour de passe-passe autour du cou. Du coup portée. A point nommé. Crochetons la serrure de votre lacrymale idée.

 

 

*

Mademoiselle Louve

Février 2018

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