L’en-nuit

J’aime bien ce moment qui précède la nuit profonde.
Quand depuis la route, les étoiles parsèment le sol en éclairage domestique.
Avant les ampoules de l’espace.

Mais voilà, il faut éteindre les lumières, retourner aux écrans bleus et aux leds sans chaleur. Le soleil sur le bureau me fait à peine tourner la tête. Tournesol au plafond, du lit au salon.

Il faut produire et essaimer. S’oublier dans une lumière qui n’est plus la nôtre. Mais qui nous rend visible. Qui nous éclaire, disent-ils. Comme si le noir de la nuit nous était prohibé, comme si nos propres éclats ne feraient que nous briser.

Laissez nous briller dans l’ennui. Laissez nous dormir sans veilleuse.

***

Mademoiselle Louve ne veut plus travailler, ni déjeuner. Seulement oublier. Et puis, que ça fume.

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