Reliefs d’une Promotion, d’un Projet #7

Les reliefs sont ce qu’il reste d’un repas – généralement d’un banquet – et dont personne ne veut, et ne fait plus rien. Destinés à la poubelle. Ou au chien.

C’était également le premier titre de mon projet de M1, proposé et offert par L.L. (auteure, intervenante et directrice du Master), qu’elle réutilisera pour un projet twitter.

Aujourd’hui, énième service passé depuis l’accréditation. Je me sens toujours tels ces reliefs, sans nuances. Au bord de la table, isolée dans une assiette dans laquelle je fais tache. Et qui ne déborde que de sa frustration. Existais-je avant que d’être le reste d’une formation ? Existais-je entre les plats de résistance engloutis et les desserts savoureux ? Puis-je oser penser avoir partager la table, le couvert de ceux qui trônent au menu de tous les jours ? Devenus grands classiques et insolites mets délicats.

Je ne sais même pas mon propre prix, ou même si j’aurais encore l’audace de figurer sur la carte. Le comptoir du bar m’est beaucoup plus familier, où les racontars traînent les langues, entre les bonnes pâtes philosophes et les psychologues d’un soir.

*

Mademoiselle Louve remordille et guette les restes.

Publicités

Fatigue Internationale – Projet Chanson. (2010)

 

« Les oiseaux ont plongé,
Les feuilles sont tombées.
Et l’humanité
N’a plus que ses yeux pour pleurer.
Quand on regarde autour de soi
C’est un peu vide, tu vois.
D’ailleurs on était sûr
Qu’on fonçait droit dans le mur.

Les arbres ont crevé,
Leur sagesse, desséchée.
Y a plus grand chose à voir
Dans ce monde purgatoire.
Les hommes sont fatigués,
Y a plus rien à inventer.
Faudrait tout réparer
Notre monde explosé.

Fatigue Internationale
Faut avouer comme on est pâle
Devant tous ces morts
Combien de pertes encore?

Aujourd’hui tout est permis
Servez vous tout est gratuit.
La bouffe est empoisonnée,
Consommation périmée.
On s’plaint d’la pauvreté,
Mais voyez tous ces pavés,
On passe dessus chaque jour
Et pour eux pas un « bonjour ».

On sait plus comment faire
Alors on fait la guerre
Assis devant le même miroir
Il fait d’plus en plus noir.
Faut bien rentrer d’l’argent
Pour tous les dirigeants,
J’croyais pas l’Homme soumis
Il a trouvé plus fort que lui.

Parce qu’on s’croit protéger,
On préfère la fermer.
J’vous fais pas la morale,
J’ai aussi tort que mal.
Mais si mes mots soulagent
Des maux et des visages,
J’peux toujours espérer
Rendre service à l’humanité.

Fatigue Internationale
Faut avouer comme on est pâle
Devant tous ces morts
Combien de pertes encore?

Les oiseaux ont plongés,
Les feuilles sont tombées.
Et l’humanité,
N’a plus que ses yeux pour pleurer.
Quand on regarde autour de soi,
C’est un peu vide, tu vois.
D’ailleurs on était sûr
Qu’on finirait droit dans le mur… »

*

Mademoiselle Louve chantait en 2010.