Fatigue Internationale – Projet Chanson. (2010)

 

« Les oiseaux ont plongé,
Les feuilles sont tombées.
Et l’humanité
N’a plus que ses yeux pour pleurer.
Quand on regarde autour de soi
C’est un peu vide, tu vois.
D’ailleurs on était sûr
Qu’on fonçait droit dans le mur.

Les arbres ont crevé,
Leur sagesse, desséchée.
Y a plus grand chose à voir
Dans ce monde purgatoire.
Les hommes sont fatigués,
Y a plus rien à inventer.
Faudrait tout réparer
Notre monde explosé.

Fatigue Internationale
Faut avouer comme on est pâle
Devant tous ces morts
Combien de pertes encore?

Aujourd’hui tout est permis
Servez vous tout est gratuit.
La bouffe est empoisonnée,
Consommation périmée.
On s’plaint d’la pauvreté,
Mais voyez tous ces pavés,
On passe dessus chaque jour
Et pour eux pas un « bonjour ».

On sait plus comment faire
Alors on fait la guerre
Assis devant le même miroir
Il fait d’plus en plus noir.
Faut bien rentrer d’l’argent
Pour tous les dirigeants,
J’croyais pas l’Homme soumis
Il a trouvé plus fort que lui.

Parce qu’on s’croit protéger,
On préfère la fermer.
J’vous fais pas la morale,
J’ai aussi tort que mal.
Mais si mes mots soulagent
Des maux et des visages,
J’peux toujours espérer
Rendre service à l’humanité.

Fatigue Internationale
Faut avouer comme on est pâle
Devant tous ces morts
Combien de pertes encore?

Les oiseaux ont plongés,
Les feuilles sont tombées.
Et l’humanité,
N’a plus que ses yeux pour pleurer.
Quand on regarde autour de soi,
C’est un peu vide, tu vois.
D’ailleurs on était sûr
Qu’on finirait droit dans le mur… »

*

Mademoiselle Louve chantait en 2010.

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L’exercice de l’entretien …

Vous pouvez me retrouver sur le site d’Alexandre, Passion d’écrire, qui propose une série de portraits, d’entretiens avec des auteurs, autrices, écrivains, écrivaines de tous lieux et horizons 🙂 La rencontre avec la Louve c’est ici !

Interviewée par la douce EllsyLou, je raconte davantage mes aventures d’écritures et donne quelques petits points de vue, qui pourraient être des conseils…. 🙂 This Way !

L’Insoumise

Dans les côtes. On m’a mis un coup de coude dans les côtes. Pour me réveiller.

Pour vérifier mes réflexes.

Ou pour atteindre mon coeur. Car oui, c’est à gauche qu’on a tapé. Pourtant mon coeur est au milieu, et il bat pour l’ensemble de mon corps.

Jusqu’à mes coudes, parlons-en.

Mes coudes se déplient pour m’étirer de mon sommeil endolori.

Mes coudes se replient contre mon coeur quand j’ai le ventre meurtri.

La prochaine fois, au lieu d’un coup de coude, enjambe-moi.

Enjambe ce cadavre sans-coeur qui n’espère pas ton coup de main.

L’enjambement en poésie est plus intéressant que l’huile de coude qu’il te faut pour la sortir. Ta poésie, ta fabrication intellectuelle. Qui manque d’articulations, parce qu’à défaut de genoux, c’est le coude qui manquait. Quand tu plies sous le poids, quand tu ploies sous les plis de tes rides au coin des yeux, que tu plisses.

Les coudes bien huilés que t’espéraient pour te relever, d’abord le menton du bitume.

Relève-toi, qu’on te dit, les côtes dans les bras, les coudes saillants.

Quelques maux sous le coude, quand tu les joues pour aller plus loin. Au fond de ton crâne ça triture les failles et tes os qui craquellent, des fissures, des mots sur les murs des indignés.

Que fais-tu ce soir ? Je lève mon verre aux insoumis du coude, qui brandissent leurs doigts et leurs poings pour mettre un point final à la logorrhée des genoux fléchis.

Réfléchis bien à ton mouvement qui se déploie. C’est ta phrase qui s’envole, et qui n’est qu’à quelques coudées de toi.

*

Mademoiselle Louve politise dans sa tête…